Jean-Baptiste Grange - Champion du monde de Slalom

Maintenant, je possède les clés...


Garmisch-Partenkirchen | 19 févr. 2011 | 16 commentaires

A 24 heure de l'entrée en piste des slalomeurs, retrouvez ci-dessous une interview de JB parue sur le site du FIGARO...

LE FIGARO. - Ces championnats du monde doivent réveiller chez vous un cocktail de joies et de douleurs ?
Jean-Baptiste GRANGE. - Oui. Il y a eu des bons moments, avec la médaille de bronze à Are en 2007, et de mauvais, à Val-d'Isère en 2009 (aucune médaille, NDLR). Mais de Val, je conserve que, lors des deux épreuves (combiné et slalom), je jouais la médaille d'or. L'événement n'avait pas altéré mon ski, même s'il y a eu des fautes que je n'aurais peut-être pas faites sans la pression. J'ai montré que j'étais capable de me lâcher pour aller chercher la victoire. C'est l'essentiel.

Comment avez-vous traversé cet hiver où vous avez connu la renaissance, la blessure, les doutes ?
Ces événements m'ont permis de me connaître un peu plus encore. Il y a eu des moments difficiles, sûrement liés au contrecoup d'un retour de blessure, même si j'ai gagné d'entrée à Levi. Avec l'absence, on perd les repères, les habitudes, les automatismes pour enchaîner les manches avec intensité. Mentalement également des petites choses s'étaient égarées. Mais il me semble que maintenant je possède les clés. Je sais ce que je dois faire pour être bon, même si cela ne procure pas forcément un ticket pour la réussite car cela reste du très haut niveau.

Alléger votre programme, vous recentrer sur le slalom, est-ce l'expression de la maturité ?
J'ai appris à me faire plus confiance. Les résultats montrent que je sais prendre les bonnes décisions car, au bout du compte, dans le portillon de départ, on est seul…

Quel est votre objectif dimanche ?
Faire une médaille. Mais il y a toujours beaucoup de déchet sur ce type de course. C'est tout au long de la saison que l'on voit celui qui domine sa discipline. Là, c'est une course d'un jour et il y a de multiples paramètres à prendre en compte : la neige, le matériel…

Le Croate Ivica Kostelic est-il l'homme à battre ?
Ses objectifs semblent plutôt se concentrer sur le gros globe de cristal et la victoire en Coupe du monde, où il a pris un réel ascendant. Tout au long de la saison, il a beaucoup donné mais il reste dangereux. J'apprécie la famille Kostelic. Ivica est toujours avec sa sœur (qui fut quadruple championne olympique et quintuple championne du monde) et son père. Ils sont spéciaux mais ce sont des bourreaux de travail. Ils sont partis de rien et sont devenus deux beaux champions. Mais Kostelic ne sera pas seul. En slalom, il y a une incroyable densité. Une dizaine de coureurs peuvent être sacrés.

Un an après le cauchemar des JO de Vancouver, l'équipe de France de ski alpin relève un peu la tête. Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération ?
Il faut rappeler que 19 des 22 athlètes découvraient les Jeux. Il y avait une grosse inexpérience des grands événements et tant que l'on n'a pas joué un peu, c'est difficile d'y faire une place… On a beaucoup enfoncé l'équipe de France mais qui pouvait réellement décrocher une médaille ? Sandrine Aubert et Julien Lizeroux, qui montaient régulièrement sur les podiums. Mais ça ne suffit pas de faire un podium de temps en temps dans la saison pour se glisser dans la catégorie des médaillables. Il y a beaucoup de cadors en ski alpin. Il faut porter le dossard rouge de leader de la Coupe du monde ou fréquenter assidûment les podiums pour s'installer comme un prétendant aux médailles.

Le groupe France s'est étoffé. Cela modifie-t-il votre rôle ?
Oui, jusqu'à maintenant, les regards étaient tournés vers moi. Même en se protégeant, il est difficile d'y échapper. Cela va répartir davantage les rôles.

L'hiver a été marqué par des blessures graves. Comment les vivez-vous ?
Nous pratiquons un sport à risques. La descente a, une nouvelle fois, été particulièrement touchée. Il y a de plus en plus de blessures et un paquet de carrières brisées. Il y a des choses à améliorer question sécurité. La fédération internationale travaille sur les rayons de courbe, cherche à limiter la performance des skis. Quand on est trop performant, c'est le corps qui ne suit plus. En descente, on est à 140 km/h avec juste un casque. Cartonner à 140 km/h en voiture, cela ne doit pas faire du bien mais il y a une ossature, un airbag. En ski, il n'y a rien…

Retrouvez cette interview de JB sur le site du figaro.fr.
 

16 commentaires

manou

nous arrivons à valloire samedi ce sera pour la sixièmeannée et en famille nous t'encourageons et nous sommes derrière toi pour que tu fasses le doublé nous etions là en 2009 pour la jolie fête qui ta eété réservé bonne chance pour la suite
Le 10 mars 2011

manou

nous arrivons dans ta belle station samedi nous venons en famille depuis six ans nous etions là en 2009 pour ^fêter le globe nous te souhaitons bonne chance pour la suite malheureusement les courses ne sont pas retransmise sur france tv à pars les champiognats du monde mais nous sommes derrière toi
Le 10 mars 2011

Victor

Maintenant, je possède les clés... 19 FÉVRIER 2011 A 24 heure de l'entrée en piste des slalomeurs, retrouvez ci-dessous une interview de JB parue sur le site du FIGARO... LE FIGARO. - Ces championnats du monde doivent réveiller chez vous un cocktail de joies et de douleurs ? Jean-Baptiste GRANGE. - Oui. Il y a eu des bons moments, avec la médaille de bronze à Are en 2007, et de mauvais, à Val-d'Isère en 2009 (aucune médaille, NDLR). Mais de Val, je conserve que, lors des deux épreuves (combiné et slalom), je jouais la médaille d'or. L'événement n'avait pas altéré mon ski, même s'il y a eu des fautes que je n'aurais peut-être pas faites sans la pression. J'ai montré que j'étais capable de me lâcher pour aller chercher la victoire. C'est l'essentiel. Comment avez-vous traversé cet hiver où vous avez connu la renaissance, la blessure, les doutes ? Ces événements m'ont permis de me connaître un peu plus encore. Il y a eu des moments difficiles, sûrement liés au contrecoup d'un retour de blessure, même si j'ai gagné d'entrée à Levi. Avec l'absence, on perd les repères, les habitudes, les automatismes pour enchaîner les manches avec intensité. Mentalement également des petites choses s'étaient égarées. Mais il me semble que maintenant je possède les clés. Je sais ce que je dois faire pour être bon, même si cela ne procure pas forcément un ticket pour la réussite car cela reste du très haut niveau. Alléger votre programme, vous recentrer sur le slalom, est-ce l'expression de la maturité ? J'ai appris à me faire plus confiance. Les résultats montrent que je sais prendre les bonnes décisions car, au bout du compte, dans le portillon de départ, on est seul… Quel est votre objectif dimanche ? Faire une médaille. Mais il y a toujours beaucoup de déchet sur ce type de course. C'est tout au long de la saison que l'on voit celui qui domine sa discipline. Là, c'est une course d'un jour et il y a de multiples paramètres à prendre en compte : la neige, le matériel… Le Croate Ivica Kostelic est-il l'homme à battre ? Ses objectifs semblent plutôt se concentrer sur le gros globe de cristal et la victoire en Coupe du monde, où il a pris un réel ascendant. Tout au long de la saison, il a beaucoup donné mais il reste dangereux. J'apprécie la famille Kostelic. Ivica est toujours avec sa sœur (qui fut quadruple championne olympique et quintuple championne du monde) et son père. Ils sont spéciaux mais ce sont des bourreaux de travail. Ils sont partis de rien et sont devenus deux beaux champions. Mais Kostelic ne sera pas seul. En slalom, il y a une incroyable densité. Une dizaine de coureurs peuvent être sacrés. Un an après le cauchemar des JO de Vancouver, l'équipe de France de ski alpin relève un peu la tête. Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération ? Il faut rappeler que 19 des 22 athlètes découvraient les Jeux. Il y avait une grosse inexpérience des grands événements et tant que l'on n'a pas joué un peu, c'est difficile d'y faire une place… On a beaucoup enfoncé l'équipe de France mais qui pouvait réellement décrocher une médaille ? Sandrine Aubert et Julien Lizeroux, qui montaient régulièrement sur les podiums. Mais ça ne suffit pas de faire un podium de temps en temps dans la saison pour se glisser dans la catégorie des médaillables. Il y a beaucoup de cadors en ski alpin. Il faut porter le dossard rouge de leader de la Coupe du monde ou fréquenter assidûment les podiums pour s'installer comme un prétendant aux médailles. Le groupe France s'est étoffé. Cela modifie-t-il votre rôle ? Oui, jusqu'à maintenant, les regards étaient tournés vers moi. Même en se protégeant, il est difficile d'y échapper. Cela va répartir davantage les rôles. L'hiver a été marqué par des blessures graves. Comment les vivez-vous ? Nous pratiquons un sport à risques. La descente a, une nouvelle fois, été particulièrement touchée. Il y a de plus en plus de blessures et un paquet de carrières brisées. Il y a des choses à améliorer question sécurité. La fédération internationale travaille sur les rayons de courbe, cherche à limiter la performance des skis. Quand on est trop performant, c'est le corps qui ne suit plus. En descente, on est à 140 km/h avec juste un casque. Cartonner à 140 km/h en voiture, cela ne doit pas faire du bien mais il y a une ossature, un airbag. En ski, il n'y a rien… Retrouvez cette interview de JB sur le site du figaro.fr.
Le 22 févr. 2011

victor

T'es notre héros nationale
Le 21 févr. 2011

Thierry

Bravo JB, T'es Extra Ordinaire !, je te suis depuis plusieurs années et dans ce monde très noir, tu nous mets une touche de ciel bleu ! Bravoi
Le 20 févr. 2011

lopez marie

Bravo super champion , on y croyait et tu l'as fait .C'etait tellement beau!!!! Nous sommes fiers d'être français aujourd'hui quand on voit ce que tu as réalisé Tous nos voeux t'accompagnent pour le globe de cristal de slalom En core merci et bravo Marie
Le 20 févr. 2011

Ma2T

Bonne chance attention à ne pas glisser et fais la diff !
Le 20 févr. 2011

GUERRY

Superbe 1er manche JB!!!! on espère tous que ton épaule ne te gênera pas dans le seconde manche, tu es le plus fort, elle est pour toi cette médaillle!!!! tu la mérites grave!
Le 20 févr. 2011

Mel

Allez, on y est, t'es dans le portillon et on est tous derrière toi. rendez-vous en bas sur le podium.
Le 20 févr. 2011

kitoune

Je ne dirai qu'une chose ta sagesse est grande et la victoire est à ta portée... @ demain devant mon écran.
Le 19 févr. 2011

Bruno

Bonne chance pour demain la France est avec toi ramène nous une médaille et cela fera notre bonheur a tous. Ski champion ne pense pas a autre chose reste dans ta course.Donne le meilleur de toi même et la récompense suivra. Bonne chance JB!!!!!
Le 19 févr. 2011

NADE

Allez JB, nous sommes tous derrière toi. Tu ferais (feras ?) un magnifique champion du monde
Le 19 févr. 2011

Bar du Réveil Saint Michel de Mnne

Demain est un grand jour, d'abord pour toi, une médaille d'or serait une consécration, mais aussi pour tous ceux qui croient, ont cru et croiront encore en toi, comme tu l'as si bien dis à Grerard HOLTZ, tes supporters te soutiennent même dans les mauvais moments. J'avais eu le nez creux en pariant sur tes deux premiéres places et sans jouer le chat noir, je parie sur toi demain et tu seras le deuxiéme Mauriennais à ramener une médaille d'or de slalom dans la vallée. JB fais nous réver!
Le 19 févr. 2011

Emmanuel

Fais comme Marlies.
Le 19 févr. 2011

Marina

Le jour J approche; je croise les doigts. Bonne chance!!!
Le 19 févr. 2011

Anaïs (6ans)

Bonjour JB, je te souhaitte plein de bonnes choses pour demain. Maman rentrée, nous pourrons suivre la course de près. J'ai hâte d'être vendredi pour arriver à Valloire. je te fais des milliers de bisous mon champion préféré. Il y en a un peu pour Annick et Jean-Pierre ainsi que François -Cyril et Alexia.
Le 19 févr. 2011

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